• Science, culture et société

Anthropologie de la santé en Guyane

Conférence d'Isabelle HIDAIR-KRIVSKY, professeure des Universités en anthropologie à l'Université de Guyane.

Inscription gratuite

  • Le 15 jan. 2026

  • 17:00 - 18:00
  • Amphithéâtre E
    105 bd de l'hôpital,
    75013 Paris

  • Oui

La Guyane française constitue un terrain privilégié pour l’anthropologie de la santé, en raison de sa pluralité culturelle, linguistique et religieuse. Territoire amazonien marqué par l’histoire coloniale et les dynamiques migratoires contemporaines, la Guyane présente une diversité de pratiques et de représentations relatives à la santé, à la maladie et aux soins.

Cette conférence se propose d’explorer les configurations sociales, médicales et symboliques qui structurent les recours thérapeutiques dans ce contexte multiculturel.

Ainsi, dans ce territoire d’outre-mer, l’anthropologie de la santé constitue un champ d’étude particulièrement riche et complexe, en raison de la grande hétérogénéité culturelle et géographique qui le caractérise. L’isolement de certaines zones, notamment celles situées à l’intérieur des terres ou le long des fleuves, constitue un obstacle majeur à l’accès aux soins.

L’anthropologie de la santé en Guyane met en évidence la coexistence de multiples systèmes médicaux. Les patients naviguent entre ces différents dispositifs thérapeutiques en fonction de leurs croyances, de la nature perçue de la maladie (qu’elle soit d’origine naturelle ou surnaturelle), ainsi que des ressources disponibles.

Les représentations de la santé et de la maladie varient sensiblement selon les appartenances socioculturelles. Ces conceptions influencent les parcours de soin et les choix thérapeutiques.

De nombreux défis anthropologiques se posent, notamment en raison de la diversité linguistique, de la méfiance persistante à l’égard des institutions de santé — souvent perçues comme éloignées, impersonnelles ou inadaptées —, des contraintes logistiques liées aux déplacements fluviaux ou aériens nécessaires pour accéder aux structures hospitalières, ainsi que du manque de reconnaissance institutionnelle accordée aux soignants traditionnels.