Création de l'institut de santé globale

L’institut de santé globale de l‘alliance Sorbonne Université (ASU-GHI) a pour ambition d’améliorer l’accès aux soins, la prévention et l’équité en santé au moyen d’une approche systémique et participative intégrant l’étude des déterminants biologiques, environnementaux et psychosociaux de la santé.

Pour cela, l’Institut de santé globale regroupe les expertises complémentaires des membres des trois facultés de Sorbonne Université, du Muséum national d’histoire naturelle, de l’INSEAD, de l’Inserm, du CNRS et de l’université de technologie de Compiègne, en association avec de nombreuses institutions de recherche européennes et internationales, fruit du partenariat international de l’ASU.

L'identité structurelle de l’ASU-GHI repose sur la détermination d'un socle et d'une finalité commune, l’accès aux soins, et sur l’identification des domaines d’excellence de l’ASU en santé globale, validée par une étude bibliométrique, qui a permis de dégager les quatre axes prioritaires de l’Institut :

  1. Santé et environnement, par exemple étudier les liens entre maladies infectieuses et non transmissibles, l’impact du climat sur la santé et harmoniser les méthodes d’évaluation environnementale.
  2. Autonomie, vieillissement, vulnérabilité, par exemple contribuer à l’autonomie des personnes vulnérables en étudiant les trajectoires de vie et la notion d’âge bio-psycho-social.
  3. Cancer, par exemple améliorer la prise en charge des comorbidités, renforcer la prévention des risques et intégrer les patients dans l'évaluation des traitements.
  4. Nutrition, par exemple comprendre l’impact des environnements alimentaires en transition et promouvoir des modes de consommation favorisant la santé, tout en prenant en compte les diversités culturelles et socio-économiques.

Les axes sont envisagés à travers le prisme des humanités biomédicales, de l’économie de la santé, de la santé digitale et des technologies. L’Institut a pour objectif de promouvoir une recherche transdisciplinaire innovante en facilitant la collaboration entre chercheurs de l’ASU et des institutions partenaires concernées, de soutenir la production de connaissances originales pouvant avoir des applications pratiques, de favoriser la mise en place de nouvelles formations dans les domaines de recherche d’intérêt, de communiquer sur les besoins des populations en matière de santé afin d’aider à la prise de décision et à l’élaboration de politiques publiques de santé globale. À court terme, l’Institut priorisera la faisabilité et l’attractivité de ses recherches, afin de déployer et livrer à mi-parcours un projet scientifique structuré autour de l’approche globale d’une thématique envisagée dans son interconnexion avec les autres thématiques identifiées. Ainsi par exemple, la vulnérabilité chez les jeunes adultes doit être envisagée en relation avec la nutrition dans les environnements urbains, de même l’exploration du lien entre santé mentale et autonomie des populations vulnérables ne peut se faire sans une étude des conditions d’accès à la culture et aux technologies. La stratégie de l'institut consiste à proposer une croissance par pallier, évitant la dilution sur plusieurs sujets, afin de soutenir la visibilité et la crédibilité de son modèle. La création de l’Institut de santé globale reflète l'engagement fort des communautés de l'ASU en faveur de la recherche, de la formation et de la communication en matière de santé, leviers essentiels pour transformer nos connaissances, pratiques et comportements. Cette structure inédite permettra de proposer des projets concrets à fort impact scientifique et social tout en favorisant des initiatives novatrices qui n'auraient pu voir le jour sans elle.

L’ASU-GHI s'inscrit parmi les instituts et initiatives pluridisciplinaires de Sorbonne Université.

Le Dr Juan-Fernando Ramirez est le directeur général de l'Institut (à droite) et le Pr Jean-Michel Oppert, le directeur scientifique (à gauche).

Le Pr Renaud Piarroux préside le comité d’orientation stratégique, tandis que le Pr Catherine Tourette-Turgis y joue également un rôle actif. Ils sont accompagnés dans le comité direction par  : les Professeurs Fabrice Carrat,  Claire Rossi, Timothy Van Zendt, les docteures Cécilia Bognon, Francoise Guillot et Anne-Lise Paradis et  les professeurs Kiyoka Kinuwaga, Ferdinand Dhombres, Éléonore Bayan, Isabelle Cremer, Khadija Zegouagh, Jean-Baptiste Fini, Alexandre Escargueil et les docteurs Jean-Sébastien Cadwallader et  Michel Dubois au sein du comité exécutif. Reflétant la participation de tous les membres de l’ASU dans sa pluridisciplinarité.

Depuis début février, l'institut le plaisir d'accueillir Agnès Mahot en tant que secrétaire générale de l'Institut. Titulaire d'un master 2 en santé globale de l'UCL à Londres, elle a commencé à rencontrer les équipes et apportera, par ses compétences et son savoir-être, une contribution précieuse à notre communauté. Elle soutiendra également activement le master 2 piloté par la Faculté de Santé, en collaboration avec Marie Jaspar et Karine Lacombe. Par ailleurs, l'équipe de l'institut sera prochainement renforcée par l'arrivée d'une ingénieure d'étude pédagogique, dédiée exclusivement au développement du volet formation de l'institut.

Les collaborations de l'institut de santé globale

Les collaborations au sein de la Faculté de Santé s'étendent sur un vaste réseau de partenaires et de structures, incluant l’Institut de soins primaires, l’Institut Universitaire de Cancérologie (IUC), l'UMS Autonomie, les réseaux maladies rares, L'Institut de myologie, le département des maladies infectieuses, la médecine physique et réadaptation (MPR), l’Institut du cerveau, le Serment d’Augusta, l'Université des Patients (UDP) et l’IPLesp. Ces structures valorisent les contributions significatives des acteurs de la Santé, tout en augmentant la visibilité des projets et des personnes qui y sont impliquées. Les membres actifs de la Faculté de Santé incluent E. Bayen (LIB, UMR 1146, CNRS UMR 7371), D. Cohen (ISIR, CNRS UMR7222), F. Dhombres (LIMICS, UMR 1142), K. Kinugawa (B2A, CNRS UMR 8256), J.-M. Oppert (CRNH-IdF), R. Vialle (département Hospitalo-Universitaire MAMUTH), C. Tourette-Turgis (Université des Patients), F. Carrat (UMR 1136), B. Chaix (UMR 1136), M. Melchior (UMR 1136), M. Jaspar (UMR 1136), R. Métras (UMR 1136), K. Lacombe (UMR 1136), J.-S. Cadwallader (UMR 1136, InSPA), A.-G. Marcelin (UMR 1136), R. Piarroux (UMR 1136), E. Flamand-Roze (UM 75), T. Similowski (Département R3S, UMR 1158), G. Ibanez (Médecine Générale), F. Verdonk (Institut Pasteur), J. Gligorov (Service d'oncologie de l'hôpital Tenon), et O. Benveniste (UMR 974, ). Ces collaborations multidisciplinaires sont au cœur du développement et de l'innovation en santé.

Un institut de santé globale ouvert à l'international

Au niveau international, l’institut collabore avec des institutions partenaires dans le cadre de l’alliance 4EU+, qui regroupe des universités de premier plan comme Genève, Heidelberg, Prague, Milan et Copenhague. Sorbonne Université a établi des liens solides avec ces partenaires pour assurer une complémentarité et une coopération efficace.

L'Institut fonctionne d’abord comme un catalyseur, facilitant la collaboration entre ses membres et les partenaires extérieurs. Son objectif est de promouvoir la recherche transdisciplinaire en santé globale, en produisant des connaissances pratiques qui contribuent aux politiques de santé publique et en facilitant la création de nouvelles formations académiques.

L'institut se distingue par sa capacité à coordonner et à faire émerger de nouvelles collaborations, renforçant ainsi la recherche et la formation en santé globale.

L’Institut de santé globale de l'Alliance Sorbonne Université (ASU-GHI) s’ouvre à l’international, avec une priorité donnée à l’Asie et à l’Amérique du Sud et des collaborations importantes principalement en Amérique du Nord et en Europe. Bien que l'Afrique ne soit pas explicitement mise en avant dans les priorités initiales, elle reste un domaine d'intérêt notamment à travers des initiatives passées et futures.

Le projet de l'institut se développe à plusieurs niveaux, notamment grâce aux collaborations internationales déjà en place au sein du réseau 4EU+ et avec des partenaires potentiels. L'Asie est particulièrement importante pour les premières phases du développement international, tout comme l'Amérique du Sud, tandis que des collaborations stratégiques en Amérique du Nord se poursuivent.

Parmi les projets collaboratifs en cours on retrouve la nutrition, en partenariat avec l'UNAM au Mexique et les maladies neuromusculaires en collaboration avec la Fondation Fiocruz au Brésil, ainsi que l'épidémiologie sociale axée sur les populations vulnérables, en coopération avec l'IIT de Delhi. Ces initiatives renforcent les échanges scientifiques internationaux et la recherche multidisciplinaire.

Concernant l'Afrique, un travail de fond a été initié avec une feuille de route élaborée en janvier 2023 par des collègues comme les Pr Karine Lacombe et Renaud Piarroux axée sur les relations internationales de Sorbonne Université qui devront être structurées.

Le master santé globale, dirigé par Karine Lacombe, joue un rôle central dans cette ouverture à l'international, notamment à travers une approche axée sur la gestion des événements médicaux émergents.

L'Institut de santé globale est principalement axé sur la recherche et la facilitation des collaborations, sans inclure directement des soins dans ses objectifs. De nombreux membres de l'institut sont des hospitalo-universitaires de Sorbonne université en sachant que  l'institut se concentre d’abord sur la définition, l'organisation et l'amélioration des parcours de soins.

Ce qui compte le plus dans l'institut, ce sont les personnes. Ce sont elles, avec leur engagement et leur passion, qui font avancer les projets.

Avez-vous réalisé des progrès concrets ?

Un appel à projets doctoraux a été lancé le 20 janvier : voir l'appel à projet

Par ailleurs, l'Université technologique de Compiègne (UTC), membre de l'Alliance, propose un master à dominante économique. Dans ce cadre, nous allons développer un module consacré à la santé globale. L'année dernière, ils ont initié un pôle d'attractivité autour de ce master et nous avons intégré pour la première fois un module sur la santé globale visant à ouvrir des perspectives internationales. Cette initiative sera officiellement lancée en septembre prochain.

Le master en santé globale, dirigé par le Pr Lacombe, ouvrira également en septembre prochain. Ce programme, axé sur les maladies infectieuses, est le premier en France à être labellisé "Santé globale", ce qui en fait une initiative majeure de l’institut. Il s'inscrit dans la mention santé publique, avec un parcours dédié à la santé globale et met particulièrement l'accent sur les maladies infectieuses avec une orientation spécifique vers l'Afrique.

Par ailleurs, un objectif important est d’intégrer progressivement  une sensibilisation à la santé globale dans les programmes des facultés de santé, de sciences et de sciences humaines et sociales de Sorbonne Université. L'objectif est de former des professionnels, médecins et décideurs, dans une approche transdisciplinaire, systémique et participative.

L'approche transversale et systémique de l'institut vise à renforcer la prévention, l'accès aux soins et l'équité en santé, en favorisant la collaboration entre différentes disciplines et institutions.